Le Prophète
envoya une lettre aux rois de ‘Oman : Jaifar et ‘Abd, les deux fils d’Al Jalandi avec ‘Amr Ben Al ‘As :
*
« Au nom de Dieu, celui qui miséricorde, le Miséricordieux ;
De Mohammed, le Messager de Dieu aux deux fils d’AL Jalandi, Jaifar et ‘Abd .
Salut à quiconque suit la voie droite. Je vous appelle à l’Islam. Si vous vous convertissez, vous serez sauvés ;
je suis le messager de Dieu auprès des hommes pour avertir tout homme vivant que la parole de Dieu se réalisera contre les mécréants.
Si vous embrassé l’Islam, vous gouvernerez toujours, et si vous rejetez l’Islam, votre royaume ira en s’effrittant, et Dieu
permettra à son Prophète de vous vaincre. »
‘Abd Ibn Al Jalandi demanda à Amr ce que le Prophète impose aux croyants et de ce qu’il leur interdit. ‘Amr lui dit :
« Il prêche l’obeissance à Dieu, la charité, le maintien de parenté et condamne l’injustice, la violence, la débauche l’alcoolisme, l’adoration de l’Idole, de la pierre et de la
croix. »
‘Abd ne put s’empêcher d’admirer de tels enseignements et affirma qu’il était prêt à se convertir et à tout laisser pour suivre le
Prophète, mais que son frère n’abandonnera jamais le pouvoir. ‘Amr lui assura que si son frère se convertissait, le Prophète ne l’empêcherait pas de gouvernerner son peuple ; seulement,
l’aumône serait de rigueur. ‘Abd de montra satisfait ; mais il ignorait ce qu’était l’aumône. ‘Amr lui expliqua ce dont il s’agissait. Quand il mentionna le bétail ‘Abd lui demanda :
« Devrons-nous partager jusqu’à nos troupeaux avec les pauvres ? » Amr répondit par l’affirmative. ‘Abd reprit aussitôt : « Je ne pense pas qu’une population aussi pauvre
et nombreuse que celle de mon pays accepte cette loi. »
‘Abd envoya ‘Amr à son frère Jaifar qui l’écouta et se montra flexible. Les deux frères finirent par se convertir et envoyer
régulièrement l’aumône destinée au pauvres.
La lettre aux deux rois de ‘Oman
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La lettre à Najachi
(Négus)
Le Prophète
envoya une lettre à Al Najachi, roi
d’Ethiopie, avec ‘Amr Ben Oumaya Al-Doumari. La lettre était rédigée ainsi :
« Au nom de Dieu, celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux.
De Mohammed le Messager de Dieu, à Al Najachi, roi d’Ethiopie.
Je loue un Dieu unique, le Roi, le Saint, Artisan de la paix, le Protecteur, le Tout-Puissant. Je
certifie que Jésus, le fils de Marie, d’une immaculée conception, de la façon dont à été créer Adam d’un souffle de Dieu. Je prêche l’adoration d’un Dieu unique qui n’admet pas de rivaux, la
soumission à sa volonté et la confiance total en Celui qui m’envoie car je suis l’Envoyé de Dieu, et je t’appelle, ainsi que ton armée à Dieu-à Lui la puissance et la gloire. J’ai transmis mon
Message et prodigué le bon conseil. Suivez mon conseil. Salut à Quiconque suit le chemin droit. »
*
* ‘Amr proposa aux émigrés, qui étaient restés en Ethiopie de s’établir à Médine ; parmi ces émigrés se trouvait Oum Habiba,
fille d’Abou Soufian, et épouse de ‘Abdallah Ben Jahch qui s’était converti à l’Islam et avait émigré en Ethiopie avec elle. Mais il ne tarda pas à abjurer et à se convertir au christianisme. Le
Prophète épousa Oum Habiba. Al Najachi la lui donna lui-même en mariage, à la demande du Prophète.
Al Najachi reçut cette lettre avec infiniment de respect et dit à ‘Amr :
« Je sais que Jésus a prédit
l’avènement d’un Prophète mais ceux qui me soutiennent ici sont très peu nombreux ; donnez-moi un peu de temps pour convaincre les gens.»
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La lettre de Cosroès
Le Prophète
envoya une lettre à Cosroès, le roi des perses,
par l’intermédiaire de ‘Abdallah Ben Houdzafa Al Sahami. La lettre était rédigée ainsi :
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« Au Nom de Dieu, celui Qui fait miséricorde, le Miséricordieux ; De Mohammed, envoyer de Dieu, à Cosroès, roi des
perses ; Que la paix soit sur quiconque suit la bonne direction, croit en Dieu et en son Prophète.
Je témoigne qu’il n’y a d’autre divinité que Dieu l’Unique, Qui n’a pas d’associé, et je témoigne que Mohammed est le serviteur et l’Envoyé de Dieu.
Je t’appelle à
l’Islam, moi, l’Envoyé de Dieu auprès de tous les hommes pour avertir tout vivant que la parole de Dieu se réalisera contre les incrédules. Convertis-toi à l’ Islam et tu seras
sauvé ; si tu refuses, tu seras responsable de la perte des Mages. »
*
*Comme il était imbu
d’orgueil, Cosroès déchira cette lettre après l’avoir lue. Ayant appris cela, le Prophète dit : « Dieu détruira son royaume. » C’est effectivement ce qui arriva : son royaume fut le premier à être
envahi par les mamelouks. Cosroès se montra hostile : Il demanda à son préfet au Yémen de faire venir le Prophète par la force. Mais Chirouweih, le fils de Cosroès s’insurgea contre
son père, le tua, et envoya dire au Préfet du Yémen de ne plus executer les ordres de son père.
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La lettre à Al Hareth Ben Abi Chamr
Le Prophète
envoya une
lettre à Al Hareth Ben Abi Chamr, préfet de Damas et représentant d’Héraclius à Ghota, par l’intermédiaire de Chouja’ Ben Wahb. La Lettre était rédigée
ainsi :
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« Au nom de Dieu, Celui qui fait miséricorde, le
Miséricordieux.
De Mohammed, le
Prophète, à Al Hareth Ben Abi Chamr.
Je salut les croyants et tous ceux qui suivent le droit chemin. Je t’appelle à croire en un Dieu unique et à ne pas Lui attribuer de
rivaux. C’est à cette condition que tu conserveras ta puissance.
Quand il lut la lettre, Al Hareth s‘en débarrassa. Au comble de l’indignation, il s’écria : Celui qui
oserait m’arracher le pouvoir n’est pas encore né. » Il prépara son armée à livrer bataille aux musulmans et dit à Chouja’ d’en avertir son maître.
Puis il envoya un émissaire à
l’empereur de Byzance pour lui demander la permission d’attaquer les musulmans. Dihia n’avait pas encore quitté le palais d’héraclius. Ce dernier lui envoya son refus et lui ordonna de se
préparer à le recevoir à llia qu’il comptait visiter après sa victoire sur les perses. A la lecture de la dépêche de son empereur, Al-Hareth Ben Abi Chamr changea d’attitude et ne renvoya
Chouja’Ben Wahb qu’après l’avoir comblés de cadeaux.
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La lettre à Al Moundher Ben Saoui
Le Prophète
envoya une lettre à Al
Moundher Ben Saoul, roi de Barhein avec Al’Ala’ Ben Al Hadami. La lettre était rédigée ainsi :
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« Au Nom de Dieu, Celui qui fait miséricorde, le Miséricordieux. Je loue un Dieu Unique. Celui qui
fait la prière des musulmans en se tournant vers leur Qibla et partage leurs offrandes, est à jamais sous la protection de Dieu et de Son
Prophète. Les Mages qui voudront bien se conformer à ses règles vivront en sécurité. Ceux qui refuseront de s’y conformer payeront un tribut. »
Al Moundher se convertit à l’Islam, et écrivit au Prophète en guise de réponse :
« Ô Prophète de Dieu, j’ai lu ta lettre au peuple de Barhein ; certains d’entre eux se sont convertis alors que d’autres ont préféré s’abstenir. Sache que dans le peuple se trouvent
des Mages et des Juifs. J’attends tes ordres. »
Le Prophète lui envoya
la réponse suivante :
« Au nom de Dieu, celui Qui fait miséricorde le Miséricordieux :
De Mohammed, le messager de Dieu à Al Moundher Ben Saoui :
Je te salue, et, en ton nom, je glorifie le seul, l’Unique
Dieu ; je certifie qu’il n’y a d’autre Dieu que Lui, et que Mohammed et est son serviteur. Je te rappel au Très Haut sans Qui rien ne serait possible. Mes émissaires t’on bien loué
et j’accepte ton intercession en faveur de ton peuple. Laisse les musulmans pratiquer leur culte. J’ai pardonné aux pécheurs, si tu cherches à les amender, cela ne changerai rien à leur
attitude.
Que ceux parmis les Mages et les Juifs qui refusent de se convertir payent le
tribut.
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